Implantologie dentaire

Le Dr Cohen, dentiste à Paris 16 (75) vous présente l'implantologie dentaire.

A la différence d’un bridge, l’implant est une vis en titane (matériau biocompatible et très résistant) de forme généralement cylindrique qui, insérée dans l’os de la mâchoire, sert de racine artificielle sur laquelle le praticien pose une couronne afin de reconstituer la dent manquante. L’implant s’intègre bien à la mâchoire et ne se carie pas.
 

1)    POURQUOI UNE SOLUTION IMPLANTAIRE ?

Son objectif est double : esthétique et fonctionnel (remplacer une ou plusieurs dents absentes).

Alliant solidité, stabilité, esthétique et confort, l’implantologie possède aussi des atouts au niveau de la santé. En stimulant l’os maxillaire lors de la mastication, il évite la fonte osseuse.  De plus, il préserve les dents adjacentes car il n’y a pas besoin de les tailler comme lors de la pose d’un bridge.

L’implant permet de combler un vide, donc de stabiliser les dents voisines qui auraient tendance à s’affaisser, et de redonner une mastication solide et un beau sourire, avec tout ce que cela implique en bénéfices sur la santé et le moral.

La solution implantaire est un moyen d’accroître votre confort de vie :
-    en stabilisant votre prothèse amovible actuelle ;
-    ou en permettant une prothèse fixe.

L’implant dentaire est le substitut d’une « racine dentaire manquante ». A ce titre, il peut servir d’ancrage à une prothèse amovible pour assurer confort et stabilité ou constituer une base pour de nouvelles dents prothétiques fixes.

  • Les implants sont la solution à l’édentation :
  • Ce sont des répliques des dents naturelles,
  • Ils préservent les dents adjacentes
  • Il s’agit de la seule méthode de remplacement des dents qui préserve l’os de la mâchoire et favorise sa densité par stimulation endo-osseuse.
  • Une meilleure répartition des forces : les pressions sont réparties non seulement sur les racines des dents naturelles mais également sur les implants.
  • Des études cliniques ont prouvé que les implants permettent d’obtenir d’excellents résultats sur le long terme (esthétiques et fonctionnels).

 

 

2)    LE PROTOCOLE OPERATOIRE


Premier temps : La mise en place d’implants dentaires.

L’intervention se déroule sous anesthésie locale (sans être à jeun) sous couverture antibiotique. Un contrôle post-opératoire est nécessaire 7 à 14 jours plus tard.
L’implant est laissé plusieurs mois (en fonction de la densité osseuse) à l’intérieur de la mâchoire, à l’abri des sollicitations extérieures pour qu’il s’intègre dans l’os sans être rejeté (c’est la phase d’ostéointégration des implants durant laquelle des jonctions naturelles os/ alliage de titane vont se dessiner).

Deuxième temps : la décapsulation des implants.

De 3 à 6 mois après, le deuxième temps opératoire appelé « décapsulation des implants » confirme la réussite de l’intervention implantaire. On ouvre la gencive pour laisser entrevoir la tête de l’implant, en prendre l’empreinte et l’adresser au prothésiste afin qu’il réalise le pilier et la couronne.
Une fois l’implant intégré à l’os, un pilier est installé sur l’implant. Des couronnes peuvent alors être placées sur ces piliers. Ces couronnes peuvent être réalisées dans différents matériaux : métallique, céramo-métallique ou entièrement en céramique (solution la plus esthétique, utilisable dans certains cas seulement).

 

 

 

 

 

3)    LA DUREE DE VIE DES IMPLANTS


Aujourd’hui, les études cliniques tendent à prouver qu’un implant a une durée de vie plus longue qu’un bridge à appui dentaire. En théorie, un implant peut durer plusieurs dizaines d’années. Ceci suppose bien sûr que le système implantaire choisi soit fiable, et que l’ensemble des différentes étapes du traitement implantaire soit réalisé dans des conditions rigoureuses. D’une manière générale, les taux de succès sont supérieurs à la mandibule (mâchoire du bas) qu’au maxillaire (mâchoire du haut), en raison notamment de la qualité osseuse.

 

 

 

 

 

 

4)    LES RISQUES


Les taux de succès rapportés dans la littérature internationale sont environ de 95 %.
Il peut donc y avoir échec implantaire imposant la dépose de l’implant, une nouvelle intervention implantaire peut-être envisagée dans les mois qui suivent.

D’autre part, il faut insister sur la qualité de votre hygiène bucco-dentaire : tabac et alcool à arrêter. Le tabagisme a, entre autres conséquences, la diminution de la vascularisation de la gencive et de l’os de support des dents : leur nutrition est altérée et leur cicatrisation est donc moins bonne. Le risque de suites opératoires douloureuses est également augmenté : en effet, la chaleur de la fumée perturbe la formation du caillot  sanguin et brûle directement les muqueuses. Il est donc impératif, non seulement de ne pas fumer après une intervention chirurgicale, mais aussi de cesser de fumer plusieurs semaines avant afin que la vascularisation des tissus s’améliore. Ainsi, si vous devez bénéficier d’une chirurgie buccale, c’est une excellente occasion pour prendre la décision d’arrêter de fumer tant pour votre santé bucco-dentaire que pour votre santé générale. Le tabac augmente le risque d’échec de la thérapeutique implantaire car il entrave sérieusement la cicatrisation de l’os autour de l’implant. Chez le patient non-fumeur ou ex-fumeur, le taux d’échec est d’environ 5 %. Chez le fumeur, ce taux peut être doublé ou triplé et il augmente avec la quantité de tabac consommée.

Nous ne pouvons pas parler de rejet au sens strict du terme car un implant n’est pas une matière vivante. Nous parlerons d’échec si la cicatrisation osseuse ne se fait pas correctement au contact de l’implant (défaut d’ostéointégration) et celui-ci sera alors mobile. Le maintien de l’implant dans ces conditions n’est pas possible ; il faudra le retirer et peut-être le remplacer quelques mois après.

 

 

 

 

 

 

5)    Pose d'implants : L’INTERVENTION EST-ELLE DOULOUREUSE ?


L’intervention n’est pas douloureuse car elle n’est pas traumatique pour l’os et les suites opératoires sont simples. La plupart du temps, des antalgiques et des anti-inflammatoires sont prescrits après l’intervention qui, en revanche, peut fréquemment engendrer un œdème plus ou moins prononcé, plus rarement un hématome.

 

 

 

 

 

 

6)    LES IMPLANTS SONT-ILS REMBOURSES PAR LA SECURITE SOCIALE ?


Les implants ne sont pas remboursés par la sécurité sociale contrairement aux appareils amovibles et aux couronnes. Il en est de même pour les examens radiographiques nécessaires avant la pose des implants. Certaines mutuelles remboursent partiellement le traitement.

Mais la santé est parfois préférable à un bon remboursement !